Le secteur dit des trois frontières, déjà théâtre d’attaques, d’assassinats ciblés et d’enlèvements fréquents, est en passe de devenir le sanctuaire des groupes terroristes.

Menace terroriste Niger

Menace terroriste Niger

La question mérite d’être posée à l’endroit des autorités nigériennes, un pays qui partage sa frontière avec l’Algérie laquelle s’inquiète de la situation. Il a toujours été convenu entre les deux pays de renforcer la surveillance de la longue frontière, qui reste une préoccupation majeure des deux Etats, associés d’ailleurs dans la lutte antiterroriste, mais également dans la question de l’immigration clandestine. Il est donc question de garder l’oeil ouvert sur ce qui se passe au niveau de la frontière algéro-nigérienne devenue a priori un passage de transit pour les groupes terroristes et les trafiquants. Mais plus aujourd’hui, du fait que les médias étrangers avancent que «des groupes terroristes veulent s’implanter dans l’Ouest».

L’on souligne également des «assassinats, rapts, extorsion de fonds, prêches, destruction d’écoles. Ces groupes terroristes, venus du Mali et du Burkina Faso, tentent d’étendre leur influence à l’ouest du Niger, où l’armée s’est massivement déployée depuis une dizaine de jours». La situation peut être en faveur des Occidentaux qui généralement, profitent de ces situations afin de s’y implanter davantage, sous prétexte de combattre le terrorisme. L’armée américaine et l’armée française y sont déjà.

Leur présence est marquée par l’installation de bases depuis 2011. Il s’agit même de militaires allemands, ce qui n’a pas été du goût de la population sortie dans les rues en février dernier pour dénoncer cette présence. Celle-ci, soit cette présence, inquiète l’Algérie, notamment par le fait que cette donne motive les groupes terroristes et cela se passe non loin des frontières. L’Algérie qui s’est toujours résolue à défendre le principe de non-ingérence, consciente que cela fait plus de torts, a raison de s’inquiéter, dans la mesure où ces mêmes groupes auront tendance à fuir vers l’Algérie. Les informations, relayées par les médias étrangers, soulignent que «la région de Tillabéri, située dans la zone enclavée du Litpako Gourma, à cheval sur les frontières du Niger, du Burkina et du Mali, subit les incursions meurtrières de groupes armés».

Cette région est sous état d’urgence depuis 2017, bien que le Niger n’abrite pas jusqu’à présent de bases arrière, de groupes terroristes, a-t-on ajouté néanmoins, citant le général Ahmed Mohamed, chef des armées du Niger: «Le secteur dit des trois frontières, déjà théâtre d’attaques, d’assassinats ciblés et d’enlèvements fréquents, est en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et criminels». Cette alerte a été formulée, indiquent les mêmes sources lors du G5-Sahel. Ainsi donc et à en croire ces médias, «des groupes lourdement armés circulent à moto pour terroriser les gens et prélever la zakat», ceux qui refusent de s’y plier sont aussitôt assassinés.

Le Niger et face à cette menace, a déclenché deux opérations militaires, selon le ministre nigérien de l’Intérieur qui déclare que «deux opérations militaires étaient en cours depuis une dizaine de jours pour juguler l’insécurité qui a atteint son paroxysme il y a deux semaines». L’Algérie a donc dû prendre ses précautions face à cette montée de violence en renforçant son dispositif de sécurité et en maintenant un degré élevé de vigilance.

 

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